





Certaines espèces de conifères répondent moins bien à la taille que d’autres. Dans les petits jardins, il est donc préférable de sélectionner des cultivars nains ou à croissance lente.
Les grosses branches des grands conifères sont enlevées à l’automne, en octobre-novembre, afin de prévenir un écoulement abondant de sève résineuse.
La taille des jeunes pousses des conifères se fait normalement après la première croissance abondante, soit à la mi-juillet. Il faut normalement éviter de tailler dans les rameux de plus de 2 ans car les nouvelles repousses sont faibles ou inexistantes.
Chez les sapins, les épinettes et les pins, la taille d’entretien consiste à enlever en début d’été, en juin, le 1/3 des nouvelles pousses avant que les aiguilles ne soient complètement développées et étalées. Si l’on ne veut pas d’aiguilles, brunies au bout, on fait cette opération en tirant les nouvelles pousses avec les doigts.
Les branches de genévriers et des faux-cyprès sont taillées à l’intersection d’un rameau présentant une repousse.

Le dessèchement qui apparait durant l'hiver ou au début du printemps quelques fois appelé “évapotranspiration hivernale” n’est pas une maladie , mais plutôt un facteur ambiant. Ceci est vrai surtout parce que les végétaux à feuilles persistantes, les conifères, gardent leur feuillage l'hiver. Le phénomène qui se produit est que le feuillage perd plus d’eau par transpiration que ce que les racines sont en mesure d’absorber.
Le dessèchement se produit en hiver ou au début du printemps, alors que des journées tièdes, ensoleillées et venteuses forcent une forte évaporation. En effet, l’eau n’est pas disponible aux racines puisque le sol est encore gelé, et il est impossible remplacer cette perte d’humidité du feuillage ; alors celui-ci se dessèche. Les symptômes sont le rougissement, jaunissement ou brunissement des aiguilles chez les conifères (pruches, pins, épinettes) ou une décoloration ( jaunissement ) sur les arbustes à feuillage persistant (buis, rhododendrons, fusains). Ces dommages sont habituellement plus intenses sur le côté exposé aux vents ou au soleil à son zénith. Les parties couvertes de neige ne sont généralement pas affectées.
Pou prévenir ce genre de dégât, plusieurs techniques permettent d'en réduire au minimum les effets. Tout d’abord. En premier lieu il faut choisir des végétaux rustiques et résistants lors de plantation dans des situations exposées au vent hivernal. Les pruches du Canada, rhododendrons, buis, pins blancs et les taxus sont particulièrement sensibles et ne devraient jamais être dans un couloir de vents.
Deuxièmement, un bon arrosage tard en automne augmente l’humidité du sol et peut aider à diminuer les risques de dessèchements. Un bon paillis appliqué au sol en automne aide aussi à réduire la pénétration profonde du gel en cas de manque de couvert neigeux.
Il est aussi possible d’utiliser un géotextile blanc ou de la jute comme brise-vent et écran solaire. Ces protections devraient être installées après plusieurs forts gels en fin d’automne et retirée lors d’une journée nuageuse ou pluvieuse au printemps afin d’éviter l’insolation. Si la protection est très étanche, il y a risque d’effet de serre lorsqu’on néglige de la retirer au moment approprié. Cette technique fonctionne bien, quoique l’aspect esthétique laisse souvent à désirer...
Même si le dessèchement affecte fortement le feuillage, la plante n’est normalement pas en danger de mort. À moins de dégâts extrêmes, les bourgeons sont peu affectés par l’excès de transpiration. Souvent, ils s'ouvriront normalement au printemps et la plante se rétablira des dommages durant la saison de croissance. Il est fortement recommandé d’attendre le débourrement avant de tailler les branches sèches ou de supprimer la plante.
Les aiguilles mortes de conifère chuteront au sol sans intervention. Les feuilles endommagées des arbustes persistants peuvent être retirées à la main si nécessaire. Si la plante ne semble pas se rétablir lors du débourrement, il peut s’avérer nécessaire de la remplacer par une variété plus adaptée aux conditions de l’emplacement.

Avec l'arrivée des jours courts, plusieurs changements physiologiques s'opèrent chez les arbres et arbustes, car ils se préparent à la saison froide. Nous reconnaissons la coloration et la chute des feuilles sur les plantes à feuillage caduques comme les érables à sucre.Mais qu’arrive t’il avec les conifères? Comment se comportent les sapins, pins, cèdres, épinettes, faux cyprès, pruches et ifs? Quels sont les changements observables en automne?
Une bonne partie du feuillage se décolore et tombe! Est-ce une maladie ou un insecte? Dois-je arroser et mettre de l’engrais? Il est parfois difficile de croire que cette chute dramatique d’aiguilles est tout à fait normale et que la plante n’en souffre pas. Les inquiétudes sont bien compréhensibles lorsque la chute est dramatique et rapide.
Chaque année, les conifères produisent de nouvelles aiguilles et perdent une partie de leurs vieilles aiguilles. Puisque le feuillage des conifères peut vivre d’une à plusieurs années, la perte varie d’espèce en espèce. La plupart du temps, le feuillage jaunit puis devient couleur paille et finalement brun rougeâtre avant de tomber au sol. Habituellement ce phénomène se produit au “centre” de la plante et est un processus normal du vieillissement.
La plupart des pins conservent leurs aiguilles de 3 à 5 ans. L’exception à la règle est le Pin blanc (Pinus strobus) qui les conserve seulement 1 ou 2 ans. La chute sur les pins blancs est parfois impressionnante et change dramatiquement l’allure de la plante pour quelques semaines. Les Pruches (Tsuga canadensis) et les Ifs (Taxus sp.) conservent leurs aiguilles de 3 à 5 ans. La perte est moins visible sur ces variétés. Les Épinettes (Picea sp.) et les Sapins (Abies sp.) peuvent conserver leur vieux feuillage jusqu’à 5 ans. Sur ces espèces, la chute n’est pas toujours exclusivement concentrée sur les vieux rameaux. Les écailles des Cèdres (Thuja sp.) et des faux cyprès (Chamaecyparis sp.) sont conservées 1 à 2 ans et la perte se produit au centre du plant.
Ce phénomène normal de perte annuelle du feuillage passe parfois presque inaperçu sur certaines espèces, car le feuillage est très dense et la croissance annuelle vigoureuse. Cependant sur certaines variétés de pin et de thuya qui conservent leur feuillage pour une courte période, l’effet visuel peut-être dramatique! De plus, si la croissance passée fut supérieure à la croissance de l’année en cours, l’effet est accru, car la pousse de l’année est plus courte que celle de l’année précédente. La perte d’aiguilles ou d’écailles peut donc être supérieure à 50% du feuillage!?
La perte de feuillage à cette période sur les rameaux de plus d’un an des conifères est très souvent bénigne. C’est presque toujours un phénomène normal qui n’implique pas d’agent pathogène. Souvenez-vous qu’une chute du feuillage se produit chaque année sur les conifères tout comme chez les feuillus.
